Victor Hugo et Hector Berlioz, nés à un an d'intervalle au tournant du siècle, figurent parmi les acteurs majeurs de la révolution romantique française. Leurs trajectoires parallèles témoignent moins d'une collaboration directe que d'une affinité profonde dans leur volonté de bousculer les conventions de leurs arts respectifs. Tous deux ont grandi dans le Paris de la Restauration, respiré l'air du renouveau politique et esthétique, et porté le **sceau du romantisme** avec une même ardeur combattante. Berlioz, admirateur fervent de **Shakespeare** comme Hugo, composa sa *Symphonie fantastique* en 1830, l'année même où l'auteur de Notre-Dame de Paris défendait *Hernani* contre les conservateurs du Théâtre-Français. Ces deux œuvres incarnent un geste identique : imposer l'**émotion brute** et l'**débordement expressif** face au classicisme étriqué. Ce qui rapproche le musicien et l'écrivain, c'est moins une relation documentée qu'une certitude esthétique partagée — la conviction que la **littérature et la musique** devaient rompre avec les formes lisses pour donner voix aux tempêtes intérieures de leur époque. Berlioz lut les romans de Hugo ; Hugo entendit parler des audaces du compositeur. L'un et l'autre incarnaient le même refus.
Lien probable, faisceau d'indices.