Super Mario Bros, lancé en 1985 par Shigeru Miyamoto, incarne une révolution ludique fondée sur une **épure géométrique** : tuiles répétitives, physique élémentaire, progression spatiale linéaire. Cette architecture du jeu révèle une parenté profonde avec la pensée moderniste de Mies van der Rohe. Maître du **mouvement moderne**, Mies codifie le principe du **« less is more »** en systèmes géométriquement purs : grilles structurantes, plans ouverts, réduction aux éléments **essentiels**. Mario transpose cette logique en numérique. La traversée horizontale du plombier à travers les châteaux du Royaume Champignon épouse la **circulation spatiale** que Mies concevait dans le pavillon Barcelone ou le bâtiment Farnsworth, où la **modularité** de la structure libère le mouvement. Tuiles numériques et treillis d'acier partagent le même alphabet : celui de la grille comme **générateur formel**. Tous deux refusent l'ornement superflu ; tous deux fondent l'expérience sur une économie rigoureuse. Avant la révolution 3D, Mario incarne virtuellement les préceptes du Bauhaus : l'esthétique émerge de la contrainte fonctionnelle, la beauté de l'ordre.
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