La madeleine de Proust et les Nymphéas de Monet partagent la même obsession : figer le temps qui passe dans une sensation. Proust visite Giverny. Monet peint en séries — la même cathédrale à la même heure, la même meule sous vingt lumières — comme Proust revient au même salon. Deux artistes qui font de la durée leur matière première.
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Ce qu'on en sait
Jean-Yves Tadié, Marcel Proust (Gallimard, 1996)
Paul Hayes Tucker, Monet in the 20th Century (MFA Boston, 1998)
Rapprochement interprétatif, non une filiation prouvée.