**Mark Twain** et la **Révolution française** entretiennent une relation paradoxale, celle de la critique complice. Bien que séparé par l'Atlantique et un siècle, l'écrivain américain convoque les **idéaux révolutionnaires** français comme repoussoir dans *Un Yankee à la Cour du Roi Arthur* (1889). Le roman envoie Hank Morgan, un ingénieur du Connecticut, dans la Bretagne arthurienne : armé de technologie et de la foi des **Lumières** en le **Progrès**, le héros entend transformer une société médiévale en **démocratie** moderne. Or l'**utopie** tourne au cauchemar. La machine à vapeur et les **idéaux révolutionnaires** deviennent instruments de destruction massive, réduisant les chevaliers en cendres. Twain, ici, ironise férocement la naïveté progressiste : celle-là même qui animait les révolutionnaires français un siècle plus tôt. Sa **satire** interroge le mythe du **Progrès** linéaire et de l'**Égalité** exportable. Cette connexion révèle comment la **littérature américaine** se construit en miroir critique des **Lumières** européennes, transformant l'héritage révolutionnaire français en témoin de l'échec de toute utopie politique.
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